Starlink obtient l’autorisation d’opérer comme fournisseur d’accès à Internet en RDC

L’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) a officiellement autorisé Starlink à opérer en République démocratique du Congo en tant que fournisseur d’accès à Internet. L’annonce a été faite ce vendredi 2 mai par le directeur général de l’ARPTC, Christian Katende, dans une correspondance adressée aux parties concernées. Cette décision entérine l’attribution d’une licence pour l’exploitation de réseaux et services de télécommunications à Starlink.

Ce feu vert intervient après un premier communiqué de l’ARPTC publié le 15 mars dernier, qui laissait entrevoir l’ouverture du marché congolais à l’entreprise américaine. La nouvelle a été accueillie avec soulagement par de nombreux Congolais, exaspérés par la qualité souvent défaillante des services de connexion fournis par les opérateurs traditionnels dans le pays.

Déjà présente de manière informelle dans certaines zones rurales de la RDC, Starlink s’appuie sur une technologie satellitaire de pointe. Son réseau repose sur une constellation de milliers de satellites en orbite basse, permettant de fournir une couverture Internet à haut débit même dans les régions les plus enclavées.

Filiale de la société américaine SpaceX, fondée en 2002 par le milliardaire Elon Musk, Starlink est aujourd’hui l’un des principaux acteurs mondiaux de l’Internet par satellite. Si SpaceX a connu des débuts difficiles ponctués par des échecs de lancement, un premier succès en septembre 2008 lui a permis de signer des partenariats cruciaux, notamment avec la NASA.

À l’époque, l’agence spatiale américaine, confrontée à des difficultés budgétaires et opérationnelles, voyait dans la collaboration avec le secteur privé une solution viable pour relancer ses programmes.

L’arrivée officielle de Starlink en RDC pourrait marquer un tournant dans la démocratisation de l’accès à Internet à travers le territoire national, en particulier dans les zones mal desservies par les infrastructures terrestres. Reste à observer comment les opérateurs locaux réagiront face à cette nouvelle concurrence venue de l’espace.

Ben Ben-J Salako

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