
Les États-Unis ont exprimé mercredi leur volonté de discuter des graves exactions perpétrées contre les civils dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), en particulier celles imputées au groupe armé M23. Washington souhaite que « ceux qui sapent la paix, la stabilité ou la sécurité en subissent les conséquences », selon une déclaration du Bureau américain des affaires africaines.
Cette réaction intervient au lendemain de la publication d’un rapport accablant de *Human Rights Watch*, qui accuse le M23, soutenu par le Rwanda, d’avoir exécuté sommairement plus de *140 civils, majoritairement hutu*, dans au moins *14 villages et communautés agricoles*.
L’ONG parle de « l’une des pires atrocités commises par le M23 depuis sa résurgence en 2021 ».
De son côté, *Amnesty International* pointe également du doigt les crimes du M23, ainsi que ceux des milices pro-gouvernementales congolaises, évoquant *des exécutions extrajudiciaires, des viols collectifs, des enlèvements de patients et des attaques contre des hôpitaux* dans les provinces du *Nord et Sud-Kivu*
Jonathan SITU